Des utilisateurs à travers la planète pensent pouvoir gagner de l'argent en pariant sur les grandes crises politiques, grâce à Polymarket. Mais ils vont devoir faire attention au sens qu'ils donnent à certains mots, vu la décision prise par la plateforme.

Polymarket, c'est le site qui ces derniers mois a créé un certain nombre de polémiques, à cause de la capacité qui est donnée aux internautes de gagner de l'argent sur des événements aussi tragiques que la guerre. Mais les petits malins qui jouent sur cette plateforme sont aujourd'hui ceux qui vont sûrement se plaindre, vu le tour que vient de leur jouer Polymarket.
Ceux qui avaient pariés sur une « invasion » du Venezuela n'ont pas gagné, pour Polymarket
C'est quoi une invasion ? Voilà une question qui n'a rien de philosophique, en tout cas pour ceux qui parient sur Polymarket. Car, comme nous l'apprend le Financial Times, la plateforme ne veut pas honorer les paris de ceux qui ont misé sur une invasion du Venezuela au mois de janvier 2026.
Pour celle-ci, le rapt du chef de l'État d'alors, Nicolas Maduro, n'équivaudrait en effet pas à une invasion. Polymarket explique ainsi sur son site que l'invasion sera considéré comme telle si les États-Unis « lancent une offensive militaire visant à établir leur contrôle sur une partie du Venezuela ».

Le pari à plus de 400 000 dollars a lui bien été payé
Une définition qui n'a pas plus à de nombreux parieurs, ce pari ayant accumulé au total près de 10,5 millions d'euros de mise, la grande majorité placée pour le mois de janvier 2026. Ils ont ainsi été un certain nombre à critiquer cette position dans la section des commentaires.
« Polymarket est tombé dans l'arbitraire le plus total. Les mots sont redéfinis à volonté, détachés de toute signification reconnue, et les faits sont tout simplement ignorés. Il est tout simplement absurde qu'une incursion militaire, l'enlèvement d'un chef d'État et la prise de contrôle d'un pays ne soient pas classés comme une invasion » s'est plaint l'un d'eux.
À noter que le pari qui a fait le plus parler de lui, celui qui a fait gagner plus de 430 000 dollars à une personne ayant parié sur le départ de Maduro, n'a lui pas été annulé par Polymarket.
Source : Financial Times